Cessation activité

Cessation d’activité en Belgique : 7 étapes pour s’y préparer sereinement

Mettre fin à son activité professionnelle est une étape importante dans la vie d’un indépendant ou d’un dirigeant de société. Qu’il s’agisse d’un départ à la retraite, d’une cessation volontaire ou d’une transmission d’entreprise, ce changement mérite d’être préparé avec méthode pour éviter les imprévus et optimiser les aspects fiscaux, sociaux et personnels.

Voici les principales étapes à suivre pour quitter votre activité professionnelle dans les meilleures conditions.

1. Anticiper, la clé d’une transition réussie

On ne décide pas toujours d’arrêter son activité du jour au lendemain, mais dans la pratique, pour un indépendant en personne physique, le délai entre la décision et la cessation effective est souvent relativement court, généralement de 1 à 3 mois.

Cela étant dit, anticiper reste fortement conseillé, dès que possible, afin de :

  • faire un état des lieux de votre situation financière et comptable ;
  • évaluer les conséquences fiscales et sociales ;
  • planifier correctement la fermeture administrative ou la transmission de votre activité.

Pour les dirigeants de société, la réflexion doit en revanche être menée plus en amont, car une dissolution et une liquidation impliquent des procédures plus longues et encadrées.

Cette phase d’anticipation est aussi une réflexion personnelle : que souhaitez-vous faire après ? Prendre votre retraite, entamer un nouveau projet, devenir bénévole, voyager ? Avoir un cap clair vous aidera à structurer les démarches et à aborder cette transition plus sereinement.

2. Bilan comptable et fiscal : une étape incontournable

Avant toute décision, un état des lieux de votre situation financière est essentiel. Il permet d’identifier :

  • les dettes à rembourser (crédits, dettes fournisseurs…) ;
  • les créances à récupérer (factures clients en attente…) ;
  • les actifs à valoriser ou vendre (stocks, matériel, véhicules, immobilier…) ;
  • les éventuelles plus-values (bénéfices issus de la vente d’actifs professionnels) ;
  • les charges de fin d’activité (cotisations sociales, frais de clôture…).

Il est également essentiel d’anticiper les conséquences fiscales, en particulier en impôt des personnes physiques (IPP).

Lorsque la cessation intervient avant l’âge légal de la pension, les montants perçus à cette occasion sont en principe intégrés dans les revenus imposables et soumis aux tranches progressives de l’IPP, pouvant atteindre 50 % (hors additionnels communaux).

En cas de cessation après l’âge légal de la pension, la fiscalité peut, selon la situation, être plus favorable, notamment via une imposition distincte ou une pression fiscale effective réduite sur certains revenus.

La taxation des plus-values constitue également un point d’attention important. Celle-ci dépend notamment du type d’actif cédé, de la durée de détention et du moment de la cession. À cet égard, il convient de souligner qu’une nouvelle mesure relative à la taxation des plus-values sur les actifs financiers est entrée en vigueur en Belgique, ce 1er janvier 2026. Cette mesure vise notamment les plus-values réalisées par des personnes physiques dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé.

Un accompagnement par un cabinet d’expertise-comptable comme Advice Me permet de prévoir ces effets et d’adapter votre stratégie en conséquence.

3. Transmettre, céder ou liquider ?

Vous ne devez pas nécessairement « tout arrêter » : vous pouvez aussi revendre ou transmettre votre activité. Plusieurs options s’offrent à vous :

  • cession de fonds de commerce ;
  • transmission familiale ou à un tiers repreneur ;
  • fusion ou absorption si vous êtes en société ;
  • ou encore liquidation volontaire si aucun repreneur n’est envisagé.

Dans tous les cas, il est recommandé d’être accompagné, car les enjeux fiscaux et sociaux peuvent être importants.

4. Le volet administratif à ne pas négliger

La cessation d’activité implique une série de démarches :

  • informer votre caisse d’assurances sociales pour clôturer votre statut ;
  • demander la radiation à la BCE (Banque-Carrefour des Entreprises) ;
  • résilier votre numéro de TVA via l’administration compétente ;
  • prévenir l’ONSS si vous avez du personnel salarié ;
  • clôturer les comptes bancaires professionnels et les abonnements liés à l’activité ;
  • déposer votre dernier listing clients ;
  • déposer vos dernières déclarations fiscales et sociales (TVA, impôt des personnes physiques, etc.).

Pour les sociétés, certaines démarches supplémentaires sont à prévoir :

  • décider officiellement la dissolution de la société lors d’une assemblée générale ;
  • rédiger et publier l’acte de dissolution et la nomination du liquidateur (généralement le gérant) au Moniteur belge ;
  • ouvrir une souvent avec l’intervention d’un notaire selon la forme de la société, pour régler les dettes, vendre les actifs, clôturer les contrats, récupérer les créances, etc. ;
  • déposer un plan de répartition des avoirs et un rapport final de liquidation auprès du greffe du tribunal ;
  • clôturer définitivement la comptabilité et établir les derniers bilans, comptes annuels et déclarations fiscales (impôt des sociétés, précomptes éventuels, etc.).

Ces démarches prennent du temps et doivent respecter des délais stricts, sous peine de pénalités. N’hésitez pas à vous faire accompagner.

5. Penser au droit passerelle

Si vous cessez votre activité définitivement et involontairement, vous pourriez avoir droit au droit passerelle, une aide financière temporaire destinée aux indépendants. Les conditions varient selon la situation (faillite, pertes importantes, raisons médicales…). Il existe aussi un droit passerelle pour départ à la pension sous certaines conditions.

La caisse d’assurances sociales est l’interlocuteur principal pour vérifier votre éligibilité, vous informer sur les conditions applicables et introduire la demande dans les délais.

6. Préparer sa pension et l’après-activité

Si votre cessation d’activité est liée à un départ à la retraite, il est essentiel :

  • d’introduire votre demande de pension auprès du Service fédéral des pensions, minimum 6 mois avant la date souhaitée, que vous atteigniez ou non l’âge légal de la pension ;
  • de vérifier votre situation auprès de votre caisse d’assurances sociales, notamment si vous cessez votre activité avant l’âge légal, afin d’envisager une assurance continuée permettant de maintenir vos droits à la pension jusqu’à l’âge requis ;
  • de tenir compte des éventuels revenus de remplacement ;
  • d’utiliser les réserves constituées via la PLCI, l’EIP ou d’autres produits d’épargne-pension.

N’oubliez pas non plus de faire le point sur votre situation financière post-cessation, et de penser à une éventuelle optimisation successorale ou réorientation financière.

7. Le volet humain : une nouvelle page à écrire

La cessation d’activité, ce n’est pas seulement une procédure administrative : c’est aussi un changement de rythme, une transition de vie. Certains vivent cette étape avec soulagement, d’autres avec appréhension. Pensez à :

  • prévoir une période de transition, avec des projets personnels ou bénévoles ;
  • préserver votre réseau social et professionnel ;
  • demander un accompagnement psychologique, si nécessaire ;
  • célébrer ce changement de vie, pour tourner la page dans la bienveillance.

Besoin d’un accompagnement ?

Chez Advice Me, nous accompagnons les indépendants et dirigeants d’entreprise dans chaque étape de la vie entrepreneuriale, y compris la cessation d’activité, qu’elle soit volontaire, anticipée ou imposée. Préparer cette étape avec un expert, c’est gagner en sérénité, éviter les erreurs coûteuses et maximiser vos droits.

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